Les déclarations de Tom Hicks, l'un des propriétaires du club, selon lesquelles Jurgen Klinsmann a été contacté au mois de novembre, ont mis en colère Rafael Benitez. Le club doit aussi faire face à une crise financière.
Liverpool est sur un volcan. Cette saison qui devait être celle de la reconquête d'un titre de champion, attendu depuis 17 ans, pourrait être une saison de cauchemar. On savait les relations entre Rafael Benitez et ses patrons américains tendues. Elles viennent de prendre une autre tournure avec les déclarations de Tom Hicks dans la presse locale ce lundi. L'homme d'affaires américain y explique qu'en novembre dernier, au plus fort des tensions entres les deux parties, Jurgen Klinsmann, l'ancien sélectionneur allemand, a été contacté. Un accord a même été conclu à ce moment au cas où le manager espagnol rendait son tablier ou qu'il était limogé par ses dirigeants. A l'époque, la qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions a sauvé la tête de Benitez.
Les déclarations d'hier, dans le Liverpool Echo, ont relancé la tension qui existait toujours entre Benitez et ses dirigeants malgré les discours de façade. Désormais, selon le Daily Telegraph, le coach espagnol réfléchit à l'idée d'intenter une action en justice contre ses dirigeants en raison de ces déclarations inopportunes. Bonjour l'ambiance ! D'autant que celles-ci interviennent tout juste un mois après la réunion de réconciliation entre Benitez et les deux hommes d'affaires américains. Ces déclarations apportent désormais une fragilité certaine de la position du manager espagnol au sein du club. Depuis plusieurs jours d'ailleurs, les médias locaux le voient finir la saison tout au mieux. Quelles seront les conséquences de ce nouvel épisode de la guerre des chefs ? En attendant, une autre crise, financière celle-là, couve du côté d'Anfield.
Tom Hicks et Georges Gillett, qui avaient empruntés pour racheter le club, éprouvent de grosses difficultés pour honorer leurs remboursements. D'autant que l'emprunt initial auprès de la Scottish Royal Bank a depuis gonflé, les deux hommes ayant demandé une rallonge pour le recrutement estival et les premières études de faisabilité du futur stade. Selon plusieurs sources, le club ne serait pas en mesure d'assurer la prochaine échéance qui est annoncée fin février. Une vente du club, un an après son achat, semblerait à l'ordre du jour. Dans le cas contraire, le créancier deviendrait le propriétaire de Liverpool en cas de défaillance. Une situation qui a alerté le DIC, consortium de Dubaï, qui était en pôle position pour racheter le club avant l'arrivée des Américains et qui envisage toujours d'acquérir Liverpool. Le volcan Liverpool se prépare à son éruption.